Bien-être animal : Petite histoire de l’élevage, 3ème partie.

(Rappel) : En échange de leur protection contre les prédateurs, d’un abri et de l’assurance d’une nourriture abondante, les animaux domestiques se sont volontiers laisser traire, tondre ou même séparer de leurs petits. La domestication du mouton
(ou de son ancêtre sauvage, le mouflon) commença par une simple cohabitation.

Tonte-mouton-2« L’exploitation » des moutons pour leur laine est le type-même d’élevage qui n’entraîne aucune souffrance. C’est l’élevage le plus « soft » qui puisse exister : extensif, animaux en liberté, contacts limités au strict nécessaire avec l’homme. Pourtant, il se trouve aujourd’hui des associations de soit-disant « défense » des animaux pour qui même cela est inacceptable. Mais que n’attendent-elles pour défendre tous les herbivores victimes des loups, félins et autre sur Terre ? En refusant de porter de la laine pour de mêmes raisons obscures(-antistes…), pourquoi leurs membres s’habillent-ils de coton, cultivé à grand coups de pesticides et récolté dans des conditions parfois inhumaines en Inde ou en Afrique ?

Sans parler du bilan carbone lié au transport de cette fibre végétale exotique, jusque chez nous en Europe…

©Eric POLLET

©Eric POLLET

Bien-être animal et être sensible
Espérons donc que ces activistes, défenseurs sans nuance du bien-être animal, n’hébergent pas de chiens ou de chats dans leurs appartements exigus… (Quelle cruauté, quelle souffrance pour ces animaux qui méritent de retourner à l’état sauvage !). Force est de constater, pourtant, que les animaux de nos fermes comme leurs cousins sauvages (le cochon ou le sanglier), sont tous susceptibles de devenir des animaux de compagnie, de véritables camarades pour l’homme.


Mais les différences jadis établies entre les animaux selon leur fonction (de ferme, de compagnie, de travail, etc.) disparaissent derrière le principe qu’un animal est aujourd’hui considéré comme un être sensible. Qu’il produise ou non du lait, qu’il soit élevé ou non pour sa fourrure, etc. Dans leurs rapports à l’animal, il faut avouer que les sociétés contemporaines sont schizophréniques…

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn matière de bien-être animal, ceux qui pratiquent la surenchère braquent les professionnels de l’élevage. Ces derniers, solidaires, font bloc contre les « anti » de tout bord ; malgré de nécessaires nuances et les légitimes combats à mener contre les excès de l’élevage contemporain. L’extrémisme, le radicalisme, la misanthropie par procuration ou l’idéologie sectaire ne résolvent en rien la condition de gibier des animaux, fussent-ils sauvages ou domestiques.

ChickensL’outrance dessert les causes justes, sans distinguer les excès et les pratiques vertueuses. L’on peut avoir une sincère et profonde sympathie envers les animaux, et consommer – raisonnablement – de la viande ou du fromage. Car non, l’élevage n’est pas né d’une lubie d’humains carnassiers, sanguinaires et cruels : il s’est imposé comme complémentaire de la chasse, dans notre régime d’omnivore.

« En toute chose, il y de quoi rire et de quoi pleurer. Certains ont décidé qu’il n’y avait que de quoi pleurer : je les plains… »

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